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Aux
portes de Chambéry, la commune de Barberaz est composée
de 4800 habitants. Elle s'étale sur 380 hectares, entre
260 et 700 mètres d'altitude. |
Barberaz
à travers le temps ... |
| Aujourd'hui
la majeure partie de ces 4800 habitants vit dans la "plaine",
conquise naguère sur le territoire inondable de la Leysse
et de l'Albanne qui, périodiquement, font encore valoir
leurs droits, dans le parc de loisirs en particulier. |
Le
nom de Barberaz proviendrait du nom donné au territoire
attribué au IIIème siècle à un
certain Barbarius, c'est-à-dire le "barbare",
terme désignant au temps des Romains celui qui venait
d'ailleurs, c'est-à-dire l'étranger à
l'Empire. Il y a peu de temps, ce nom était encore
accolé à l'adjectif "petit" ou "pellu",
et dans les documents du siècle dernier "Barberaz
le Pellu" se distinguait du Grand Barberaz, l'actuelle
cité de Challes-les-Eaux dont une rue porte encore
le nom. |
Pendant
longtemps, la vie s'est déroulée sur le "coteau",
ou "montagne", autour de l'église paroissiale
dédiée à Saint Didier, encerclée
par son petit cimetière. Elle était en si mauvais
état et tellement exiguë pour accueillir une population
toujours plus nombreuse, qu'il fallu au milieu du XIXème
siècle en construire une nouvelle à quelques
centaines de mètres de distance, tout près de
la Cure où vivaient les Recteurs (curés) depuis
la vente de l'ancien presbytère comme Bien National,
au moment où les révolutionnaires français
occupèrent la Savoie, vers 1792.
Quant à la plaine, secteur marécageux, il demeura
longtemps une région hostile ; on y jeta dans un étang
les juifs accusés d'être responsables de l'épidémie
de peste ; on y construisit, aux confins de la Ravoire, les
" fourches patibulaires " auxquelles on pendait
ceux qu'on accusait de meurtre ou dont on voulait simplement
se débarrasser ; on y exila durant de nombreuses années
les Chambériens atteints de la lèpre ou de la
peste à la Maladière, un hôpital tenu
par des religieux, les Antonins, qui placèrent le site
sous la protection de Sainte Madeleine. |
Aujourd'hui,
villas et immeubles ont poussé et la plaine de la Madeleine
a donné naissance à une deuxième paroisse,
Sainte-Thérèse, qui présente la particularité
de desservir les quartiers de plusieurs communes. La vie de
Barberaz a toujours été liée à
celle de sa puissante voisine Chambéry : c'est là
qu'on y accueillait en grande pompe, arrivant du Piémont,
les ducs de Savoie, futurs rois de Piémont-Sardaigne,
accompagnés de leur famille, tout près de la
croix dite des Ambassadeurs ; c'est là que de puissantes
et riches familles chambériennes possédaient
un domaine où elles venaient se retirer à la
belle saison : Milliet de Challes, puis de Boigne à
Buisson Rond, Jean-Baptiste Salteur de la Serraz à
la Tour de la Villette, de la Pérouse, de Montjoie,
et d'autres encore qui savaient déjà apprécier,
à quelques encablures de la ville, le cadre tranquille
et bucolique de notre cité. |
De
nos jours, si Barberaz est avant tout une bourgade résidentielle,
la municipalité a la volonté de ne pas en faire
une commune dortoir. L'agriculture reste prospère dans
la partie haute et ses productions, laits, fruits, viande,
sont de qualité, tandis que la proximité de
la voie rapide urbaine, qui hélas a fortement meurtri
la commune, est devenue un élément d'attrait
pour de nouvelles activités, essentiellement commerciales,
artisanales ou tertiaires, tout en préservant l'essentiel
de ce qui fait le charme de notre cité. La vie associative
est particulièrement riche. De multiples activités
sont proposées aux jeunes et moins jeunes ; les locaux
mis à la disposition des associations ou le vaste parc
de loisirs permettent à chacun de pratiquer le karaté,
le scrabble, le football, la pétanque et bien d'autres
choses encore… ou de se cultiver en assistant à
une projection de diapositives, ou encore en empruntant un
livre à notre bibliothèque qui l'attend Galerie
de la Chartreuse ; et pour qui aime la marche, de beaux circuits,
faciles et accessibles à tous, offrent d'excellentes
occasions de découvrir une végétation
exceptionnelle et des vues merveilleuses sur nos montagnes
savoyardes. |
LE
BLASON |
La
TOUR représente les demeures que les nobles et les
bourgeois chambériens avaient fait construire sur le
coteau pour y chercher en été la nature et la
fraîcheur. |
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Les
GRUES cendrées vivent en groupe sous la garde d'un
des leurs, la " vigilance " portant une pierre ;
si celle-ci s'endort, la pierre tombe, réveillant les
autres. La vigilance, c'est Sainte Madeleine qui jadis depuis
la chapelle de la Maladière veillait sur toute la plaine
à qui elle a donné le nom. |
Le
LÉOPARD symbolise le nom de la commune qui viendrait
du domaine qu'aurait possédé autrefois un barbare
(un étranger). Au lion de l'empire romain chrétien
on pouvait ainsi opposer le léopard. |
Les
FEUILLES DE CHÊNE sont la représentation du coteau,
jadis couvert de forêts de châtaigniers et de
chênes. C'est là que se sont installés
les premiers habitants de Barberaz, la plaine restant marécageuse
pendant de longs siècles. |
Et
bien entendu, au cœur du blason la CROIX DE SAVOIE nous
rappelle notre appartenance à l'ancien Duché
et à l'actuel département. |
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